Chapitre DEUXIÈMEL'homme aux cheveux noirs portait ceux-ci courts et en bataille. Ses yeux, analyseurs, étaient d'un bleu pâle et pénétrant. Il avait le genre de regard qui vous mettait mal à l'aise, scrutant le moindre de vos gestes. Son nez acquilin surplombait de belles lèvres roses - le genre de lèvres qui vous donnent envie d'embrasser jusqu'à l'entendement. Celles-ci étaient aggrementées d'un piercing décallé au labret droit. Côté physique, il n'avait rien à envier à personne : d'une grandeur plus que respectable il dépassait son compagnon d'une tête. Il était musclé : ses épaules, larges; ses mollets, endurants; ses abdominaux, développés; ses biceps, voyants, il faisait attention à sa ligne et ça se voyait.
Son style vestimentaire se situerait probablement dans la catégorie que l'on appelait ''skater'' à l'époque.
Nous le nommeront Wolfgang.
Andreas, le blond, avait un style plus ''ajusté'', plus près du corps, nombreux furent ceux qui le classèrent comme ''emo'' ou ''androgyne''. Il était en effet plus chétif et plus maigre que Wolfgang, mais ne dépassait pas la limite de la maigreur.
Ses cheveux blonds platines lui couvraient une partie du visage. Une mèche tombait devant son oeil gauche cachant ainsi ses magnifiques yeux gris-verts. Ses lèvres s'étiraient la plupart du temps en sourire, là encore magnifique.
Georg étant le célèbre Georg Listing des Tokio Hotel, - le groupe de pop-rock le plus populaire de l'Europe et possiblement du monde - nous connaissont tous ses traits physiques. Ses cheveux, toujours aussi lisses depuis qu'il découvrit le fer à lisser, lui arrivait maintenant aux épaules, et les nouaient en catogan.
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Les trois amis couraient dans les couloirs de l'hôtel, faisant un tapage extraordinaire. Ils longèrent les corridors, prirent l'escalier pour descendre, descandant les marches quatre à quatre. Ils tournèrent à droite, puis à gauche et encore à gauche, pour arriver à un autre escalier qui allait en descandant.
Ce qu'ils virent au pied du-dit escalier les firent frissonner d'horreur. Georg fronçait les sourcils et le nez pour s'empêcher de régurgiter, Andreas était sur le point de pleurer, Wolfgang avait mal au coeur, mais il devrait être fort pour Andreas, pour son Andy. Ils devraient tous être forts, non seulement pour ceux ou celles qui leurs tenaient à coeur, mais surtout pour le principal concerné, Bill.
Celui-ci était étalé de tout son long sur le ventre, les yeux fermés, la bouche entrouverte, les membres écartés.
Ses pantalons étaient baissés, son chandail relevé, laissant voir des traces d'hématomes et de coupures. Du sang s'écoulait lentement de sa peau blanche. Un long tracé rougeâtre descendait le long de sa colone vertèbrale pour rejoindre le creux que formait son bassin, glissant et formant une petite marre noire par terre.
Les yeux du blond se révulsèrent, il eu un haut le coeur. Se réfugiant dans les bras protecteurs de Wolfgang, il s'y cacha la tête. Respirant à grands coups l'odeur orangée de l'homme qu'il aimait, il se calma petit à petit, pleurant encore.
L'homme referma ses bras plus étroitement encore sur la taille du blond : le cauchemar commençait! Et les autres qui ne faisaient rien pour arrêter l'écoulement de sang. Il lança un regard entendu à Georg qui lui répondit en appuyant sur les touches de son portable.
Il s'en alla un peu plus loin, discutant à voix tremblante. Il revint avec un hochement positif de la tête destiné à Wolfgang.
Ce dernier confia son amoureux à son meilleur ami, et alla vers Bill à pas pesants. Il s'accroupit près du corps, évitant la flaque de sang. Il porta son oreille à la bouche du blessé, sous les regards de toutes les personnes présentes, c'est-à-dire, les producteurs, les gardes du corps et ses amis, pour s'assurer que Bill respirait toujours.
Il leva son visage, souriant, lorsqu'il sentit le souffle de la faible respiration de son ami. Il s'affaira à enlever le sang de son corps, le plus doucement possible, tentant de stopper l'hémorragie.
Il enleva son t-shirt, se servant du tissu comme d'une éponge, recueillant la substance.
Tom le fixait, sans vraiment le voir, assis à un mètre des pieds de son jumeau. Il avait ramené ses bras autour de ses genoux et se balançait d'avant en arrière, d'arrière en avant, ressentant probablement ce que ressentait son frère à l'instant même. Affaibli par cette étrange connection, Tom priait, harcelait même, Dieu, de faire en sorte que son cadet survive. Par tous les moyens possibles. Même si cela impliquait de lui prendre sa vie à lui.
Attristé, David l'était, il s'avança jusqu'à Tom qui leva ses yeux pleins de larmes. Sur le point de pleurer, voir Tom dans cette position de faiblesse était rare, possiblement la dernière fois qu'on le verrait comme ça.
Voir Tom si triste, si malheureux, lui brisa le coeur : lui d'habitude si joyeux, si débordant de vie, lui qui faisait le clown, lui qui savait remonter le moral de n'importe qui par sa simple présence, il ne devrait pas avoir à subir autant de souffrance. David s'accroupit et le prit dans ses bras, berçant doucement le dreadé.
Tom se laissa aller dans cette étreinte réconfortante, laissant finalement couler ces larmes qu'il retenait depuis si longtemps, contre l'épaule du producteur.
Wolfgang prodiguait toujours ses soins à Bill, attendant les ambulanciers appelés précédemment. Andreas pleurait dans les bras de Georg qui essayait de son mieux de le rassurer. David berçait Tom qui s'était endormi suite au choc émotionnel et à l'épuisement qu'il ressentait. Les gardes-du-corps, dont le temps de réaction venait de commencer, cherchaient à bloquer les extrèmités du couloir. Et les trois producteurs restants faisaient appel à leurs nombreux contacts, parmis les médias, pour ne pas que l'information circule.
Imaginez les feuilles de choux qui s'enrichiraient avec des titres à la une comme ''Le célèbre Bill Kaulitz, victime d'agression'' ou encore ''Bill des TH poignardé!''. Non, il ne faudrait pas que ça se sache.
Die M[e]ister
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chapitre pas mal long que je n'aime pas dû au fait que c'est trop dramatique à mon goût
Si vous voyez que j'ai fait des fautes, dites-le moi, juste copy-paster le passage et dites-moi ou la faute est :P
J'veux au moins 10 comm's (peu importe ou sur le sky, il en manque que quatre, pour la suite. C'est pas très gros il me semble, c'est quelque chose de très raisonnable, je crois.
J'ai l'idée générale du prochaine chapitre, mais il faudrait que j'aille me renseigner...